Echos du réseau

« Ma vision : être toujours plus dans la relation »

Par Sophie Raimbault-Mutel

27 11
Depuis septembre 2013, Françoise Le Mouël, 52 ans, a repris la gérance d’Act’rmc, avec l'ambition de poursuivre la croissance de notre société de portage et de perpétuer l’état d'esprit insufflé par Roland Martin-Cocher, son co-fondateur. Un an après, c'est l'heure du bilan. Et c'est aussi l'occasion de mieux faire connaissance avec Françoise. Quel a été son parcours professionnel avant de rejoindre l’équipe d’Act’rmc, quelles motivations l’ont poussée à s’intéresser au portage salarial, quels sont ses projets pour l’avenir de notre société ? Retour sur le parcours d’une femme motivée, un brin militante, désireuse de mettre son expérience au service des consultants d’Act’rmc…  

Françoise, il y a eu une vie avant Act’rmc ?

FL : Oui, une vie plutôt bien remplie. J’ai grandi à Paris, avec des origines bretonnes et nîmoises.  J’ai fait mes études d’ingénieur à Centrale Lyon, puis suis partie étudier aux Etats-Unis, à Caltech (California Institute of Technology). J’ai commencé ma carrière dans la micro-électronique chez Thomson Semi-conducteurs à Rousset. Ensuite, je suis entrée chez Hewlett Packard à Grenoble en 1987 en tant que spécialiste des composants mémoire aux achats. Cette spécialité m’a amenée au siège d’HP en 1989, à Palo Alto, près de San Francisco. J’y suis restée pendant 5 ans, avant de rentrer en France en 1994, où j’ai profité de l’expansion d’HP France. J’ai évolué vers des responsabilités managériales dans le développement des produits PC. Attirée davantage par la dimension humaine que par le produit, je suis devenue responsable Ressources Humaines, un poste que j’ai occupé pendant 5 ans. Au total, j’ai passé 15 ans chez HP, avant de devenir consultante indépendante en Ressources Humaines.

Pourquoi avoir choisi de sortir de l’entreprise ?

FL : L’évolution de la fonction RH chez HP ne me permettait plus de mettre la relation humaine au cœur de mon travail. J’ai donc décidé de me mettre à mon compte pour exercer le métier tel que je le concevais. Ce choix répondait également  à un besoin de flexibilité à un moment où je devais trouver un équilibre familial. Je pouvais travailler à temps partiel pour m’occuper de mes filles. Du fait de mon parcours, j’interviens plus particulièrement auprès de dirigeants, souvent avec une dimension internationale. Je travaille aussi bien pour des grands groupes comme Danone, BD, Soitec, que pour des petites structures telles des théâtres. J’ai également développé sur la région Rhône-Alpes les formations Springboard® - Tremplin pour les femmes®, une activité qui me tient vraiment à cœur. Partant du constat que les femmes ne font pas les mêmes carrières que les hommes, ces formations sont là pour les aider à oser se développer, exprimer leur potentiel.

Comment Act’rmc est-elle entrée dans cette aventure ?

FL : Fondamentalement, j’étais en réflexion sur la solitude de l’indépendant depuis 2 ans. Rejoindre une équipe animant un réseau de consultants dans le cadre du portage salarial m’est apparu comme une évidence. Je connaissais Act’rmc comme une entreprise rayonnant sur Inovallée, qui ne se contente pas de faire des feuilles de paie, mais qui fait grandir ses consultants dans leurs compétences et anime tout un réseau. Avec Act’rmc, nous partageons une vision commune : il y a des talents qui répondent aux besoins de l’entreprise et tout peut se faire dans la fluidité. Mon expérience aux Etats-Unis m’a apporté cette même approche, axée sur les talents, plus que sur les diplômes. Là-bas, lorsque qu’une personne de 50 ans se forme et change de vie, on la regarde pour ce qu’elle EST, avec ses nouvelles compétences. Cette richesse de regard, décalé par rapport à la France, permet de s’intéresser à l’autre dans toute sa dimension humaine. Et c’est cette richesse que j’ai trouvé en Act’rmc.

Quels sont vos projets pour Act’rmc ?

FL : Pour être efficient et conserver son approche sur-mesure, Act’rmc a besoin d’outils et de processus pour faciliter le travail de l’équipe opérationnelle et leur permettre de se focaliser encore davantage sur la relation : l’animation du réseau au quotidien, la relation de proximité avec nos consultants, etc. L’enjeu est d’optimiser tous les outils et l’infrastructure d’Act’rmc pour offrir plus de visibilité à nos consultants. Un gros chantier a démarré autour des outils de communication, avec la nouvelle identité visuelle que vous avez pu découvrir sur la plaquette réalisée en début d’année. Plus moderne et dynamique, le nouveau logo symbolise notre volonté d’accompagner nos consultants sur leur chemin professionnel. Avec la signature « Porteur d’innovation sociale », Act’rmc enfonce le clou et s’affiche comme un acteur incontournable des nouvelles formes d’emploi. Ce chantier se poursuit actuellement par la mise en ligne, prévue pour la fin de l’année, de son nouveau site Internet. Plus convivial et ergonomique, l’objectif de ce site est de devenir un véritable « outil » pour nos consultants, leur offrant une page web pour mettre en lumière leurs talents et, plus tard, un espace dédié dans lequel ils pourront communiquer et échanger des documents administratifs avec Act’rmc, du tableau de portage au règlement des factures, en passant par les notes de frais, etc.

Comment s’est passée votre intégration chez Act’rmc ?

FL : Les périodes de changement peuvent être difficiles, mais tout s’est très bien passé grâce à l’équipe opérationnelle qui a su s’adapter à la fois au changement de gérant et à la fois au changement de lieu, ce qui n’était pas facile ! J’ai eu la chance d’arriver dans un contexte de croissance. Et avec Muriel Passaro, nous sommes très complémentaires : Muriel poursuit la représentation d’Act’rmc auprès de nos partenaires locaux et, pour ma part, je développe notre représentation au niveau national, en étant très présente au niveau des syndicats de la profession, en particulier le CINOV et le PEPS, le syndicat qui réunit la majorité des professionnels de l’emploi en portage salarial. Nous tissons au sein de ces syndicats des liens forts et nous organisons pour obtenir une meilleure reconnaissance du portage salarial. Cela me permet de rester en veille permanente sur les évolutions du statut et les meilleures pratiques.

Que peut-on vous souhaiter pour la suite ?

FL : Que le soufflet ne retombe pas ! Mais je ne suis pas inquiète, car l’activité est toujours forte. Et surtout, que nos consultants apprécient les nouveaux outils que nous mettons à leur disposition, pour leur permettre d’exercer leur métier en toute sérénité.