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Le Green IT, pour quoi faire ?

Par Virginie Cupillard

08 11
Act'rmc, via ses consultants, participe à de nombreuses réflexions, dont l'innovation et le développement durable. Frédéric BORDAGE, consultant, est un des experts européens en matière de Green IT. Il effectue des missions de conseil auprès de grandes entreprises et administrations, il collabore avec différentes institutions françaises - Ademe, Afnor, Cigref, Syntec, etc. et la Commission Européenne, pour les aider à définir des bonnes pratiques sectorielles et adapter les normes liées au Green IT.

Auteur de nombreux livres et de plus de 40 conférences ces deux dernières années, Frédéric BORDAGE anime GreenIT.fr : la communauté de référence du Green IT qui regroupe chaque année plus de 25.000 professionnels basés dans 143 pays. Frédéric est également le co-fondateur de l'Alliance Green IT, l'association professionnelle qui fédère les spécialistes du Green IT en France. Parmi ses récentes missions, Frédéric a été chargé par l'Ademe et le Cigref de créer la méthode officielle en France pour évaluer et réduire les émissions de gaz à effet de serre des systèmes d'information.

La rencontre du développement durable et de l'informatique

VC : Frédéric, à quoi ça sert le Green IT ?
FB : Le Green IT est la rencontre entre le développement durable et l'informatique. Il y a deux dimensions. La première consiste à réduire l'empreinte écologique, économique et sociale de l'informatique. Autrement dit, on cherche à construire des systèmes d'informations plus responsables (environnement et social) et moins onéreux. La seconde dimension consiste à utiliser l’informatique comme un outil pour mettre en œuvre le développement durable. Par exemple, l'utilisation d'outils de collaboration à distance pour éviter les déplacements, le déploiement d'un outil de reporting RSE, un logiciel permettant d'évaluer la performance développement durable des fournisseurs, etc.
VC : Quels sont vos champs d'intervention et à quelles préoccupations des entreprises correspondent-ils ?
FB : Mes clients cherchent à réaliser des économies tout en réduisant l'empreinte écologique de leur informatique. Je commence toujours par un audit de l'existant pour identifier les dossiers prioritaires. Cet audit s'appuie sur 14O indicateurs de performance et de maturité Green IT qui me permettent de construire un plan d'action réaliste, basé sur des calculs de retour sur investissement (ROI). Les domaines sur lesquels agir sont nombreux : réduction du volume d'impression, efficience énergétique des postes de travail et du centre informatique, achats informatiques responsables, éco-conception logicielle, etc. Quel que soit le dossier, les économies potentielles sont souvent de l'ordre de 20 à 40% du budget initial. Avec une réduction de l'empreinte écologique du même ordre de grandeur. Cela représente des sommes conséquentes. Le budget impression représente jusqu'à 3% du CA d'une entreprise. En imprimant mieux, elles peuvent réduire ce budget par deux.