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Act'RMC exporte ses talents aux 4 coins du globe

Par Sophie Raimbault-Mutel

17 12
Amortir la crise, conquérir de nouveaux marchés, accroître sa présence sur une zone géographique à fort potentiel… Pour de nombreuses entreprises, se développer à l'international est à la fois un défi et une nécessité. La mondialisation les incite à s’ouvrir et à développer leur marché hors de France. Mais si les opportunités de développement sont nombreuses, nombreuses aussi sont les difficultés rencontrées au quotidien. Pour que l’international devienne véritablement un relais de croissance, mieux vaut s’adjoindre les compétences d’un expert dans ce domaine. Parce qu’Act’RMC est porteur de consultants seniors talentueux, bénéficiant d’une forte expertise à l’international, nous avons décidé de consacrer ce nouveau numéro de notre Newsletter à ce sujet. Vous connaissiez nos consultants en management, ressources humaines, marketing et développement commercial, ou encore ingénierie ? Découvrez quelques-uns de nos experts capables de vous accompagner hors de nos frontières, pour des missions courtes ou de longue durée.

Qu’ils soient chargés d’affaires, consultants en marketing, managers de transition, ou encore formateurs, ils ont pour point commun de travailler à l’international. Christophe de Bouvry, Jean-Pierre Allais, Guy Urbas, Estelle Pomeyrol et Jacques Delaballe nous font le récit de quelques missions à l’étranger couronnées de succès. Vous vous demandiez comment entreprendre un  processus d’internationalisation, transmettre un savoir-faire lors de la création de nouvelles usines, ou encore lever des fonds auprès d’investisseurs internationaux ? Act’RMC met à votre disposition des compétences très pointues dans de nombreux domaines, tout en vous offrant un cadre sécurisé avec le portage salarial. Alors n’hésitez pas à nous consulter pour toutes missions en version internationale, nous pouvons vous mettre en lien avec des consultants expérimentés et directement opérationnels !

Management de la croissance à l'international

Australie, Nouvelle-Zélande, Asie Pacifique, Venezuela, Norvège, Pays-Bas… Durant une dizaine d’années, Christophe Debouvry a exercé son métier de management opérationnel de filiales industrielles un peu partout dans le monde. Du développement d’une nouvelle activité de fabrication de verre à la direction d’une filiale d’une entreprise du secteur pétrolier, de la jungle au désert à diriger des chantiers d’exploration pétrolière, Christophe est allé d’opportunités en opportunités. Une chose le motivait par-dessus tout : travailler avec et faire travailler ensemble sur un même projet des gens de culture différente. Ces fonctions et activités l’ont amené à côtoyer parfois plus de dix nationalités différentes simultanément. Ce qui lui a permis de développer une sorte de savoir-être facilitant le passage d’une culture à l’autre : « Quand on passe sa vie à travailler à l’étranger, on acquiert une capacité à intégrer une écoute du monde, à prendre en compte le contexte et avoir les bons réflexes », explique-t-il. Rentré en France en 1999, Christophe prend la direction des relations investisseurs d’une société de services pétroliers cotée en bourse à New York et à Paris, réalisant 90% de son chiffre d’affaires à l’export, avant d’assumer des responsabilités de direction de la stratégie puis de direction financière au cours de la décennie suivante. À cette époque, ce secteur est mis à mal et l’entreprise se pose une question : comment se développer malgré ce contexte difficile ? Christophe œuvre alors avec l’équipe de direction du groupe sur quatre chantiers, avec pour fil conducteur le retournement puis la gestion de la croissance du groupe : levée de capitaux, renégociation de la dette avec les banques, réduction de 20% des effectifs au niveau mondial et acquisition concomitante d’une société aux Etats-Unis sont au programme. S’en suit une formidable aventure de croissance sur laquelle Christophe œuvre en première ligne, et qui voit la physionomie du groupe se transformer entièrement, avec un chiffre d’affaires qui passe de 500 millions de dollars à 4 milliards en 8 ans et un groupe qui devient numéro 1 mondial des services offshore sur son segment d’activité. Une expérience qui lui offre la possibilité de se confronter à de nombreux domaines : définition de la stratégie du groupe, sourcing, transaction, financement d’acquisitions, achats, systèmes d’informations, branding, dimensions juridiques, mais aussi intégration des sociétés rachetées, avec toute la complexité due au contexte international, sur le plan humain et managérial : « La plus grosse difficulté à laquelle sont confrontées les entreprises qui entreprennent une expansion internationale est de savoir emmener toutes les personnes, issues de cultures nationales et managériales différentes, dans la même direction », souligne Christophe. Fort de cette expertise, à la fois opérationnelle et financière, Christophe Debouvry propose aujourd’hui ses services aussi bien à des sociétés industrielles qu’à des fonds d’investissement. La dernière mission en date l’a d’ailleurs conduit à faire le trait d’union entre un fond d’investissement américain, gérant 80 milliards de dollars d’actifs dans le monde, et différentes parties industrielles dans le cadre d’une opération de build-up que le fond d’investissement lui a sous-traitée et qui a vu le groupe industriel participation du fonds tripler de taille et se globaliser avec présence sur tous les continents en deux ans. « Ils m’ont contacté pour mon expérience du management de la croissance à l’international et ma vision d’expert de l’industrie énergie / oil and gas. Je comprends à la fois le monde financier et  industriel, donc je peux traduire le langage des uns et des autres ! »

Démarrage de nouvelles usines

Traduire le langage des experts pour le rendre accessible à tous, c’est le cœur de métier d’Estelle Pomeyrol, consultante en ingénierie pédagogique. Après un DEA Traitement automatique de la langue et communication homme-machine, Estelle devient consultante formation en 1997. Synthétiser et structurer l’information, récupérer le savoir des experts et trouver comment le transmettre à différents publics, notamment un public d’opérateurs, garder le savoir et le savoir-faire d'un expert lors de son départ à la retraite, ou de sa mutation, font partie de ses missions. Pour faire passer les messages et les points clés, elle alterne les formations en présentielle, le travail sur écran, ou sur le terrain, elle élabore des quizz, des jeux et divers autres supports pédagogiques. Dix ans après la mise en place de ses premiers ateliers de formation pour Rhodia en France, elle se voit confier son premier projet international : lors de la création d’une usine de polyamide en Corée du Sud, elle s’occupe de la formation de formateurs à l’encadrement, de formations spécifiques encadrement, puis des formations aux opérateurs, le tout bien évidemment en anglais. Peu importe le domaine, Estelle est une spécialiste du découpage des processus ! C’est pourquoi Rhodia lui renouvelle sa confiance lors du démarrage de nouvelles usines de silice en Chine et en Pologne. L’objectif ? Contribuer au développement des compétences et de la réactivité des équipes : « le personnel doit être opérationnel, capable de conduire l'unité et de réagir aux incidents dès le jour du démarrage de l’unité de production », indique Estelle. « Pour le démarrage d’une usine, le travail débute un an auparavant. Il faut d’abord analyser les besoins : former qui, pour quelles tâches ? Ensuite, il faut découper le processus en phases, étudier les problèmes potentiels, définir les moyens pédagogiques à mettre en œuvre, rédiger et valider les modes opératoires… Mes clients apprécient particulièrement mon retour d’expérience sur le démarrage d’autres usines. Je les aide à mettre à plat leurs différentes peurs… »

Le consultant international a un rôle de facilitateur

Comme Estelle, Jacques Delaballe s’occupe également de transmettre son savoir-faire à l’international. Mais de manière un peu particulière… Expert dans les domaines de la recharge des véhicules électriques et de la compatibilité électromagnétique, sa connaissance sectorielle est une énorme valeur ajoutée : actuellement consultant pour Schneider Electric, il poursuit en partie le travail qu’il faisait lorsqu’il était salarié de ce groupe industriel français à dimension internationale. « Mes différentes actions vont permettre d’assurer une bonne transition », précise-t-il. « L’objectif de Schneider Electric et de moi-même est de permettre à des salariés de cette entreprise de reprendre mes responsabilités au niveau international, à court et moyen termes. » Car lorsque nous demandons à Jacques quelles sont pour lui les atouts d’un consultant à l’international, il nous répond : « sa flexibilité et surtout, son expérience ». Ce que nous confirme Guy Urbas, consultant en marketing et commerce international, s’occupant des outils de formation et outils d’aide aux marketeurs de Schneider Electric au niveau mondial. « Pour moi, un bon consultant pour l’international doit avoir une bonne expérience de la vente, un vécu terrain, pour comprendre ce qu’il vend et pouvoir bâtir des stratégies. Il doit justifier d’une réelle immersion dans un pays : avoir acheté sa nourriture, payé ses factures… Cela permet de ne pas trop accentuer la théorie et de prendre des cas concrets qui rendent un consultant crédible auprès des autochtones. Le vécu terrain est plus parlant : cela montre l’adaptation entre les fondamentaux du marketing et la réalité. » Et le vécu terrain, Guy n’en manque pas… De 1978 à 1985, il vend des équipements basse tension à l’international en tant que technico-commercial. En 1985, il devient Responsable pays et ouvre un bureau de liaison en Tunisie, faisant face à une législation complexe dans un pays où le business est à créer entièrement. Il crée la société, embauche le personnel et traite tous les aspects administratifs, juridiques et vente. Après une année passée en Irak en 1989, et 5 ans en Arabie Saoudite, Guy rentre en France et devient Responsable marketing Moyen Orient.  Puis en 1998, il repart à Damas, en Syrie, pour ouvrir une succursale commerciale. Il y reste 4 ans pour créer la société, avec embauche du personnel, gestion des aspects administratifs et création d’un bureau en Jordanie… De nouvelles fonctions vont l’amener au Brésil où il reprend son bâton de pèlerin pour nouer des contacts et trouver des clients. Car pour Guy, « un consultant extérieur doit être doté de bon sens, avoir une vision globale, mais aussi un bon carnet d’adresses. Il doit posséder de bons relais sur place pour s’occuper des aspects juridiques, comptables, etc. Il a avant tout un rôle de facilitateur ! »

Expert d'une zone géographique

Une idée que partage Jean-Pierre Allais, expert dans tout ce qui touche aux industries primaires (électricité, ciment, pétrole…) et spécialisé dans les pays du Moyen Orient. Irak, Iran, Jordanie, Liban… La grande force de Jean-Pierre est sa parfaite connaissance de cette zone géographique. « À la base, je suis passionné par ces pays qui sont à la source de notre culture. J’ai démarré sur ces marchés avec une casquette de chargé d’affaires en projets clés en main de distribution d’énergie électrique haute, moyenne et basse tension. Je possède un profil de généraliste qui favorise une compréhension et une vision globale des projets, avec un savoir-faire à la fois marketing, commercial, juridique, financier. Le « claim management », c’est-à-dire la gestion technique et commerciale des modifications contractuelles en cours de réalisation des contrats, est mon atout personnel », commente Jean-Pierre. « Mais dans des pays aussi complexes au plan géopolitique, riches de 5000 ans d’histoire, le savoir-faire du consultant dans ces différents domaines doit s’appuyer sur sa connaissance de l’environnement dans lequel il évolue. Il doit surtout s’appuyer sur des organisations locales pour débugger un problème (juristes, banques, sous traitants, partenaires…), savoir faire appel à des experts dès que le risque devient trop important et obtenir le support de l’Ambassade de France et du Poste d’Expansion Economique du pays de destination. La dimension culturelle est primordiale et le consultant est un facilitateur des affaires. En aucun cas il ne se substitue à l’entreprise : il va préparer et orienter les décisions de son client, sécuriser le projet par une analyse exhaustive des risques, vérifier que les spécifications techniques sont accessibles, établir une stratégie d’offre et construire un plan d’action technico-commercial, tout en restant un véritable « filtre culturel » entre le client final et la force de vente de l’exportateur ! Pour être efficace dans un pays du Moyen Orient, il faut y avoir tissé des liens. Le taux de succès des offres et la rentabilité d’une affaire peuvent être beaucoup plus importants sur un marché donné en fonction du savoir-faire du consultant et de son tissu de relations. » En conclusion, que vous cherchiez un expert sectoriel, un spécialiste d’une zone géographique, un manager de transition, un formateur… Peu importe la problématique, pourvu qu’on ait les talents !